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 Clandestin

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Ludovik Oak
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MessageSujet: Clandestin   Lun 29 Oct 2012 - 13:05
Clandestin

Elisa Vault & Ludovick Oak


    « On fonce dans le tas, ils ne sont pas nombreux, on descend pendant que la fumée peut encore nous dissimuler et dès qu'on se trouve dans la rue, tu ne réfléchis pas, tu me sers fort contre toi et tu te laisses tomber en arrière. Pas de question, ce n'est pas le moment. »

    Ces mots lui revinrent en tête, comme le souffle lointain d’une vie envolée. Était-il mort ? Son esprit peina à reconstituer les derniers évènements. Il se souvenait d’un éclair. D’une flamme. D’un craquement. D’une douleur atroce à la jambe. D’autres flammes. Il revoyait son visage. Celui-là, il ne l’avait pas oublié. Puis, le noir. Total. Il tenta d’ouvrir les yeux, mais sa force se déroba. Son âme était-elle condamnée à habiter un corps qu’il ne pouvait contrôler ? Était-cela la mort ? Cruelle fin que de rester prisonnier d’une enveloppe charnelle inanimée pour les éternités à venir. Il avait lutté pour la Liberté toute sa vie, s’était fait un devoir de participer à l’émancipation d’un peuple. Sa mort, si elle était pour le maintenir prisonnier, n’était pas acceptable. Il en voulait une autre. Son instinct guerrier le poussait à la révolution, l’entraînait dans l’action. Ludovik – s’était son nom – mobilisa sa volonté légendaire et fit une nouvelle tentative. Déployant toute la force dont était capable son corps meurtri, il ouvrit un œil. Et le referma aussitôt. Il était vivant, ça s’était fait. Où était-il ?

    Ludovik fit un nouvel effort de mémoire, remontant le fil de ses souvenirs à la recherche d’indices. Il n’était pas chez lui, le plafond était du même blanc cassé, mais le sien était couvert de traces laissées par l’infiltration d’eau, son appartement étant au dernier étage de l’immeuble. Il se souvenait d’une femme, des derniers mots qu’il avait entendu de sa bouche. C’était la seule chose dont il était réellement certain. Il se souvenait vaguement d’un piège, d’une explosion, d’une attaque de démons. Peut-être avait-il été capturé ? Dans quel cas, il aurait été mieux d’être mort. Et la femme, que lui était-il arrivé ? Il espéra de tout cœur qu’elle était en sécurité.

    * Ou alors, nous avons réussis tous les deux à nous enfuir des démons et sommes désormais en sécurité.* supposa-t-il dans un rare élan d’optimisme.

    L’homme comprit qu’il ne suffirait pas d’émettre des suppositions. Il lui faudrait affronter la réalité, quelle qu’elle soit. À moitié convaincu, il rouvrit un œil. La pièce était petite, elle contenait à peine le vieux matelas sur lequel il reposait et une petite table de nuit. Ça ne ressemblait pas à une base du Réseau, à moins qu’il ne s’agisse justement d’un nouveau piège. Il releva le cou, une vive douleur descendit de sa nuque et parcouru sa colonne vertébrale. L’homme constata qu’il ne portait que ses sous-vêtements. Son torse était couvert de pansements, apposés avec précision et délicatesse. La douleur la plus intense venait de sa jambe gauche. Ludovik releva un peu plus le cou pour regarder l’ampleur des dégâts, sa crainte se confirma : elle était brisée. Il ne marcherait pas pour les prochaines semaines. C’était un demi-mal. La situation aurait été pire s’il avait s’agit de son bras, dont il ne pouvait se permettre de perdre l’usage. Bien-sûr, tout comme sa jambe, la fracture se serait résorber, mais il n’aurait pas retrouvé toute sa dextérité. Pour un archer en guerre, cela signifiait la mort.
    Satisfait de son examen, et un peu plus au fait de la situation, il fit ce que toute personne sensée pouvait faire en ces moments-là :

    « Hé ho ! Je suis réveillé ! »

    Il entendit un mouvement dans la pièce d’à côté, puis la femme apparaître dans l’embrasure de la porte. Elle était splendide, fougueuse. Il sourit bêtement plusieurs secondes avant de se rendre compte qu’il avait l’air complètement stupide.

    « J’ai pleins de questions, dont pourquoi je ne porte plus qu’un demi-mètre carré de tissu sur moi, mais, avant tout j’aimerais savoir ton nom. »



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MessageSujet: Re: Clandestin   Lun 29 Oct 2012 - 18:19
«  C'est déjà plus jolie .  »

Élisa s'était arrêté examiner son visage et son corps devant le miroir de la salle de bain, en sortant de la douche. Son visage était marqué d'un énorme bleu violacé au niveau de sa pommette droite jusqu’à son menton, ses lèvres étaient légèrement fendues, et elle avait diverses égratignures et hématomes sur le corps. Mais ce n'était rien comparé à ce qu'elle avait déjà pu subir ou à ce qu'avait eu l'humain. Ludovik.

4 jours s'étaient écoulés depuis l'attaque dans l'immeuble. 4 jours qu'elle avait passé à prendre soin de Ludovik.
Elle avait tenu Sacha à distance de la pièce dans laquelle elle l'avait installé. Il se trouvait en territoire inconnu, avec une démone qui plus est, il n'avait pas besoin de rencontrer un vieux démon et – avouons le - Sacha ne mettait pas forcément les gens en confiance.

Une fois prête, Élisa sortit de la salle d'eau les mains pleines de pansement et de tout ce dont elle avait besoin pour refaire les bandages de son patient. Infirmière improvisée, elle avait – avec le temps – appris à soigner et à prendre soin d'un blessé. Un plus d'avoir plusieurs vie.
L'humain n'avait toujours pas repris connaissance, et c'était mieux ainsi. Son corps avait besoin de récupérer. De plus, la démone redoutait sa réaction. Serait-il en colère ? Se souviendrait-il d'elle ? Peut être même essayerait-il de partir, vu l'état dans lequel il était, et particulièrement sa jambe, il ne devait surtout pas bouger. Elle avait de la morphine, juste au cas où....

« Hé oh ! Je suis réveillé ! »

Quand elle pensait au loup...Élisa se trouvait déjà devant la porte de la pièce quand il l'avait appelé .
Elle ouvrit la porte doucement et y entra. Il était toujours étendu sur le matelas, il n'avait pas essayait de se lever.

« Un bon point pour lui » pensa la démone.

« J’ai pleins de questions, dont pourquoi je ne porte plus qu’un demi-mètre carré de tissu sur moi, mais, avant tout j’aimerais savoir ton nom. »

Élisa ne pu retenir un sourire, il était de bien meilleur humeur qu'elle ne l'aurait pensé . Elle traversa la pièce, déposa les boîtes et les flacons à même le sol et s'assit sur le matelas à côté de lui.

«Bonsoir Ludovik, moi c'est Élisa Vault. Tu peux m'appeler El'. Pour ce qui est de ta situation, tu te trouves en caleçon parce que c'est bien plus simple pour les soins. De toute façon, il ne restait pas grand chose de tes vêtements. Mais ne t'inquiète pas, en vilaine démone que je suis, je te promets de ne profiter de la situation qu'un minimum !  »

La démone ne pu s’empêcher de rire. Elle devrait se sentir mal pourtant le voir en bonne santé et réveillé la rassurer . Elle n'avait pas toujours été sur qu'il survivrait.

« Je vais devoir changer tes bandages, ça ne va pas être très agréable mais il est impératif que tu restes immobile. Tu as eu quelques blessures sérieuses . Sans compter les hématomes et les plaies superficiel, tu as la jambe gauche cassé, trois côtes cassées et j'ai dû te recoudre au niveau du ventre. Mais sinon c'est plutôt pas mal pour un humain !  Et pour information, ton arc se trouve posé à côté de toi. »

Encore une initiative d' Élisa pour qu'il ne se sente pas en danger. Il se trouvait en position de faiblesse, et dépendre d'une autre personne, surtout d'un démon, n'était pas la meilleur façon de se sentir en sécurité. Elle l'avait soigné et ne se montrait pas hostile envers lui donc normalement tout devrait bien se passer.

Élisa regarda attentivement le corps du jeune homme... non elle ne profiterait pas de la situation mais elle profitait pleinement et honteusement de la vue. Il était magnifique. Il avait un corps et un visage à se damner. Son torse, même bandé, était sculpté et ses bras était fort, des bras d'archer. Elle n'avait eu aucun mal à laisser ses mains traîner sur ce corps pour le recoudre et le panser.
Cette fois allait être différente, elle allait devoir cacher son trouble de se savoir observer. Elle leva son regard sur son visage, ses cheveux blond étaient ébouriffés, il avait l'arcade ouverte et un hématome au niveau de la mâchoire, mis à part ça, son visage d'ange avait été bien épargné.
Élisa attrapa le désinfectant

« C'est partit pour la séance de torture . »
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MessageSujet: Re: Clandestin   Mar 30 Oct 2012 - 15:47
    * Sitôt que je la vis, je lui rendis les armes, François de Malherbe * pensa Ludovik.

    Pour la première fois de sa vie, il n’éprouvait plus aucune méfiance, aucune crainte. Comme si la prudence qui l’avait gardé en vie pendant les années sombres de Kingstorm appartenait au passé, comme si la guerre elle-même n’était plus qu’un cauchemar, un souvenir, un moment d’égarement. La présence de son arc à ses côtés ne lui apportait aucun réconfort. Le réconfort, il le trouvait dans son regard bleu. Il savait que la femme qui se dressait devant lui était la même que celle dont il s’était méfié plus tôt, mais lui n’était plus le même homme.
    Elle avait désormais un nom. Elle s’appelait Élisa, Élisa Vault.

    Ludovik rougit lorsqu’elle laissa entendre qu’elle pourrait profiter de sa carence vestimentaire. Il n’était pas réellement habitué à ce genre de jeux, sa vie étant réduite à un combat perpétuel, à une lutte pour la Liberté de laquelle il ne déviait pas. L’homme s’était conformé à l’idée qu’il devait vivre une vie tourmentée et malheureuse pour que les générations futures puissent s’affranchir de l’ennemi. Alors qu’il n’espérait plus l’espoir, le destin avait placé Élisa sur sa route; une route jonchée par les cadavres. Sans en comprendre la raison, il éprouvait l’étrange sensation que cette rencontre n’était pas comme les autres, qu’elle n’aboutirait pas sur davantage de peine, davantage de souffrance. Pourquoi elle ? Pourquoi pas.

    « Je vais devoir changer tes bandages, ça ne va pas être très agréable mais il est impératif que tu restes immobile. Tu as eu quelques blessures sérieuses. Sans compter les hématomes et les plaies superficiel, tu as la jambe gauche cassé, trois côtes cassées et j'ai dû te recoudre au niveau du ventre. Mais sinon c'est plutôt pas mal pour un humain ! Et pour information, ton arc se trouve posé à côté de toi. »

    Il fit un examen furtif de l’état de son arme, en espérant que les dommages ne soient pas à l’image de ses propres blessures. L’arc semblait à bon état. La corde semblait légèrement détendue, c’était un problème récurrent après plusieurs tirs en pleine extension. Un indice de plus qui permettrait peut-être à son esprit de lever le voile sur les événements des dernières heures...Où était-ce plus ?

    « Combien de temps je suis resté dans les vapes ? » demanda-t-il alors que sa soignante commençait à panser ses plaies.

    À ce propos, la proximité d’Élisa le troublait de plus en plus. Ses joues, déjà rougies, prirent une teinte écarlate. Il tenta de la fuir du regard pour masquer sa gêne, mais, dans sa tentative désespérée, son regard plongea directement dans le sien. Il observa son visage. Elle était blessée elle-aussi. Il réprima une montée de rage envers les responsables. Son esprit analytique la rappela à l’ordre. Les blessures n’étaient que superficielles, elles auraient tôt fait de se résorber. Ludovik ne pouvait en dire autant de sa propre personne, mais son bien-être avait toujours été secondaire à ses yeux.

    Plana tout de même une certaine inquiétude. Au portrait que lui avait dépeint Élisa, il aurait probablement à rester alité de nombreux jours et ne retrouverait pas un usage adéquat de sa jambe avant plusieurs semaines. Il était un homme d’action. L’immobilité l’effrayait, tout comme se sentir inutile et faible. La Résistance avait besoin de lui sur le terrain. À ce qu’il avait compris des évènements, la mission avait été un échec. Comment pouvaient-ils s'en permettre d’autres avant de manquer cruellement de ressources ? Il saisit l’ironie de la situation : les rebelles cherchaient à défaire le Réseau, mais dépendait de leurs ressources pour vivre. Une insulte de plus des dictateurs.

    Conscient qu'il ne pouvait rien y faire actuellement, l’homme prit une grande respiration, ferma les yeux et profita du moment pour ce qu’il était : simple. Une fois la besogne d’Élisa terminé, il rouvrit les yeux, toujours aussi troublé par la proximité de la femme. Il camoufla son malaise du mieux qu’il le pût :

    « Alors, docteure Élisa Vault, quel est diagnostic ? Ne me dîtes pas que je devrais restez sous observation médicale. » questionna-t-il, en souriant.

    Secrètement, il n’espérait que ça.



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MessageSujet: Re: Clandestin   Mer 31 Oct 2012 - 21:55
« Combien de temps je suis resté dans les vapes ? »

La voix de Ludovik sortit Élisa de sa rêverie. Elle s'était perdue dans ses pensées pendant que ses doigts travaillaient machinalement sur le corps du jeune homme. Elle avait tellement pratiqué ses gestes ses derniers jours qu'elle n'avait plus besoin de se concentrer pour les faire. Elle devait réfléchir intelligemment à ce qu'elle allait lui révéler. Ce qu'elle pouvait lui dire ou non .
Déjà, sa grande question, lui révélerait-elle ses pouvoirs ?
Ils étaient moindre vu son jeune âge mais ils leur avaient sauvé la vie. Ils ne s'en seraient jamais sorti sans. Mais un démon évitait toujours de les révéler, et surtout aux humains. Elle avait confiance en Ludovik, ce qui la perturbait plus que tout. Il était un inconnu, même si ils s'étaient entraidés et qu'elle prenait soin de lui, tout ça n'avait rien de nouveau pour la démone, pas pendant une guerre qui durait depuis aussi longtemps.
Pourtant, il y avait un petit quelque chose au fond d'elle qui la faisait se sentir « étrange » , elle ne le connaissait pas mais elle voulait se confier à lui, qu'il la réconforte.
Non, elle ne devait pas faiblir, jamais on ne disait ses pouvoirs si on pouvait l'éviter. Les Vault n'avait pas besoin de les révéler pour se faire craindre, avait l'habitude de lui dire son père.
De plus, révéler à Ludovik son pouvoir reviendrait à lui révéler qu'elle lui avait cassé la jambe et les côtes. Leur plus grave blessures venaient de leur fuite, du comment de leur fuite surtout. C'était sa faute à elle seulement et elle s'en voulait plus que tout. Comment réagirait-il ? Il serait certainement en colère, peut être serait-il effrayer, la trouverait-elle horrible... Et il aurait raison.

« Alors, docteure Élisa Vault, quel est le diagnostic ? Ne me dîtes pas que je devrais restez sous observation médicale. »

Élisa retrouva aussitôt le sourire en l'entendant l'appeler par son prénom pour la première fois. Elle n'avait jamais particulièrement apprécier son nom mais lorsque c'était lui qui l'appelait, avec sa voix, c'était bien trop agréable à son goût.
Elle finit de ranger tout le bazar médical, puis elle se décida à poser le regard sur lui. Il la regardait fixement. Ça aussi c'était bien trop agréable.

« Tu es resté endormie pendant 4 jours..enfin 5 maintenant, vu que la nuit est bien avancé . Et, malheureusement tu vas devoir rester allonger encore un moment. Ton corps récupère vite mais ta jambe était vraiment dans un sale état, il va lui falloir encore un peu de temps. As-tu de la famille ou une personne que je devrais joindre ? »

Élisa ne put se retenir de prier pour qu'il n'y ai aucune femme. Elle se sentait stupide. Elle était possessive alors qu'il n'y avait rien entre eux, ce n'était pourtant pas dans son caractère.
Elle n'avait eu qu'une seule relation et elle n'avait jamais était très claire. Ils avaient été ensemble sans vraiment l'être, elle avait toujours voulu plus mais on n'avait jamais pu le lui accorder. Plus jamais elle ne voulait connaître ça. Plus jamais elle serait avec une personne qui ne pourrait l'aimer à son maximum, quelqu'un qui l'aimerait mais ne saurait lui dire. L'attention et le sexe ne lui suffisait plus. Elle voulait du vrai.
Les temps étaient devenus encore plus dur qu'avant, même si c'était difficile d'imaginer pire qu'à l'époque de sa famille. Il était normal pendant les périodes durs de se raccrocher à la vie par n'importe quel moyen et quoi de mieux que les sentiment amoureux, la relation avec autrui. Une belle raison de vivre. Une belle raison de mourir aussi.

Élisa s'était encore perdu dans ses pensées. Elle était fatiguée, elle veillait sur l'humain à longueur de temps, maintenant qu'il était réveillé elle allait pouvoir prendre du repos. Elle s’inquiéterait moins pour son état de santé, elle pourrait fermer les yeux sans avoir peur de le retrouver mort le lendemain.

« Tu dois être fatigué, et après la séance de torture que je viens de te faire subir je vais te laisser dormir . Appel moi si tu as besoin de quelque chose, si tu as faim ou pour autre chose. Par contre, je te préviens, je ne vis pas seule mais tu n'as aucun soucis à te faire Sacha ne devrait pas venir te voir . »

Élisa laissa ses doigts frôler sa mâchoire dans un geste rapide mais doux. Soudain, elle se leva et se dirigea vers la porte.
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MessageSujet: Re: Clandestin   Dim 4 Nov 2012 - 16:01
    4 jours. Une éternité. Dans l’esprit de Ludovik, les évènements remontait aux dernières heures. Croire que sa vie avait été suspendue tout ce temps était difficile. Il n’avait aucun souvenir de ce qui s’était passé. Les rares images qui lui revenaient furtivement en tête n’avaient pour effet que de narguer sa conscience, elles étaient inutilisables. L’homme ne parvenait pas à reconstruire le fil des évènements. Il songea à la terrifiante possibilité que ses blessures physiques ne fussent que les dommages collatéraux de l’accident qu’il avait subi, le véritable mal touchait son cerveau, son âme.
    Ludovik n’avait jamais été blessé. Il avait côtoyé la mort et la souffrance et s’en était ressortit, la plupart du temps, indemne. L’homme avait eu son lot d’ecchymoses et de membres fracturés, mais aucun combat ne l’avait contraint à cesser la guerre plus de quelques heures. Il n’était pas surnaturel. À l’image des autres membres de la Résistance, il possédait la fougue, le courage, le talent et la force de ses convictions, mais il ajoutait à cette combinaison un élément supplémentaire, un complice de chaque instant qui avait le pouvoir de faire toute la différence dans une vie comme la sienne : c’était plus que de la chance, c’était la chance de croire en sa chance.

    Sa grand-mère, son guide, avait toujours soutenu que tous les êtres vivant dotés de conscience naissaient égaux. Ils étaient tous aussi brillants, tous aussi forts, tous aussi bons, tous aussi mauvais et même si, dès les premières secondes de leur existence ils étaient conditionnés à développer l’un ou l’autre de ses aspects, ils possédaient tous la même part de chance. L’essentiel d’une vie heureuse était d’y croire, en cette chance. D’avoir assez d’ouverture d’esprit et d’intelligence pour admettre l’existence de ce facteur intangible et assez d’audace et d’optimisme pour l’ajouter à l’équation. Sauf que Ludovik avait perdu son optimisme, son audace s’était transformée en témérité morbide et sa chance s’était envolée, son état en était la preuve.

    « Je n’ai personne. » se contenta-t-il de dire, morose.

    Élisa se leva dans un souffle. Il sentit le doux contact de ses doigts sur son visage. Ce touché volatile déclencha une véritable réaction en chaîne. C’était davantage que du désir, c’était une forme pure d’espoir, de chance. Une leçon de son aïeule lui revint en tête, elle semblait provenir des tréfonds de son âme : « Il arrivera un moment dans ta vie où tu auras tout perdu, à ce moment-là, cherche les signes et ne les laissent pas s’envoler. Tout le monde a droit à une deuxième chance». Décontenancé, il observa Élisa se retourner pour quitter la pièce.

    *Cherche les signes et ne les laissent pas s’envoler*
    s’ordonna-t-il

    Une nouvelle lueur ponctua son regard blessé. À cet instant, Ludovik comprit qu’il était tombé amoureux et que rien, désormais, ne lui ferait oublier Élisa. Ce souvenir resterait un des plus forts et des plus significatifs de sa vie. Il estima que c’était une des forces de l’humanité : la vie humaine était si courte qu’elle ne comportait que rares moments de cette teneur et qu’il était possible d’en apprécier pleinement la portée à chaque fois qu’ils se présentaient. Il ne vivrait qu’une fois un tel amour et c’est ce qui le rendait spécial, unique.

    Que dire maintenant ? Que faire pour la retenir auprès de lui ? Il ne voulait pas qu’elle parte, pas maintenant. Aussi insensé que la chose aurait pu paraître pour n’importe quel humain, il joua la carte qu’il avait toujours jouée : celle de l’honnête, de la franchise.

    « Élisa, je viens de tomber amoureux. » admit-il, le plus naturellement du monde.

    Il faisait sa propre chance.



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MessageSujet: Re: Clandestin   Dim 4 Nov 2012 - 18:23
« C'est moi qui t'ai blessé »

Élisa avait du mal à respirer. Elle étouffait dans cette petite pièce. Il lui avait lâché cette simple phrase. Ces quelques mots que personne jusqu' alors ne lui avait jamais prononcé, ou n'avait même jamais ressenti pour elle. 206 ans d'existence, et il avait fallu que ce soit un humain d'un vingtaine d'années qui ai le courage et l'envie de lui dire.
Elle était entrain de quitter la pièce quand elle avait soudain entendu Ludovik lui avouer qu'il était tomber amoureux d'elle. La phrase avait raisonné dans son esprit un nombre incalculable de fois, comme si elle avait du mal à comprendre ce qu'il avait voulu dire. Son poitrine s'était serré et son rythme cardiaque avait accéléré.
Elle s'était arrêté net de marcher mais ne s'était pas retourné vers lui. Elle avait prit le temps pour assimiler sa déclaration, et fut envahit par une culpabilité immense. Elle du se retenir de ne pas pleurer. Elle l'avait brisé et pourtant il éprouvait de l'amour pour elle, une démone.

Il ne pouvait l'aimer . Personne ne l'avait jamais aimer et c'était pas sans raison. Sa famille n'avait jamais eu la moindre petite affection pour elle, et lui avait bien fait comprendre qu'elle était une abomination et qu'elle était trop faible pour qu'on puisse s'attacher à elle ou même qu'elle plaise à quiconque.
Après tout, Ambroez, qu'elle avait aimé pratiquement tout sa vie n'avait pas été capable lui non plus d'éprouver de tel sentiment pour elle. Il était partit. Encore.
Seul Sacha éprouvait « quelque chose » pour elle, elle le décrirait comme une affection fraternel et protectrice,, et encore qui pouvait savoir ce que ressentait ce démon, il resterait à jamais un vrai mystère.

Ce jeune humain était naïf, la jeunesse et l’inexpérience l’aveuglée, et puis son esprit était fatigué de sa guérison, il reprendrait vite ses esprits et changerait d'avis. Il ne pouvait véritablement avoir envie de s’attacher à elle. Sa vie était si courte, quand on vivait aussi peu, on devait forcement choisir son partenaire avec précaution et réflexion. C'est ce que c'était toujours dit Élisa.
Elle se devait de lui faire reprendre raison et réaliser maintenant qu'elle abomination elle était. Elle lui avoua alors que c'était elle qui l'avait mis au lit pour les prochaines semaines à venir . Sûrement pas la réponse à laquelle il s'attendait mais c'était la seule réponse qui convenait de faire.

Elle se retourna enfin pour le regarder, traversa la minuscule pièce en quelques enjambées et s'assit sur le bord du matelas pour lui révéler la vérité sur leur fuite, toute la vérité.
Après ça, il ne ressentirait plus rien pour elle que du dégoût et il verrait, comme les autres, qu'elle était faible et monstrueuse.

«  Les gens du réseau nous on piégé et attaqué, comme tu le sais. Mais on a réussi a sortir de l'immeuble, en partie grâce à la fumée dû à l'explosion que tu as créé et en tuant les ennemis au fur et à mesure. On a reçu quelques coups mais entre mon combat au corps à corps et surtout à tes flèches, on a pu atteindre la ruelle. Une fois dans la ruelle, tu m'as prise dans tes bras comme je te l'avais dit et tu t'es laissé tomber en arrière. »

La démone hésita une seconde, c'était le moment de vérité. Elle allait devoir affronter ce qu'elle verrait dans son regard .

«  J'ai utilisé mon pouvoir pour nous faire traverser le sol, on a attérit dans les égouts. La chute a été plus grande que je pensais.. Je.. je suis tombée en partie sur toi et sur l'épaule mais je n'ai rien eu de grave, par contre toi... tu es tombé sur la jambe et en plus de mon poids tes côtes ont aussi cédé, ta tête a été en partie protégé par mon bras coincé sous toi mais elle a quand même reçu un choc. Tu ne t'es pas réveillé. Je t'ai tiré jusqu'à ce que je trouve une sortie, puis je nous ai ramené chez moi. Mais avec le temps que j'ai mi pour te ramener et le fait de te traîner ta jambe, tes côtes et ta tête on était encore plus abîmés.. Je suis désolée.. Je ne pensais pas qu'on tomberait autant ... »

Élisa avait des larmes silencieuses qui coulaient le long de ses joues.

« Maintenant tu sais tout. »
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MessageSujet: Re: Clandestin   Lun 5 Nov 2012 - 13:55
    Le point de non-retour franchi, la tension devint palpable. Ludovik éprouvait à cet instant une irrépressible crainte, la crainte d’être rejeté. Pourtant, il avait lâché cette affirmation pour ce qu’elle était : vraie. La logique lui indiquait qu’il avait fait ce qui devait être fait et qu’il était illusoire d’espérer une réponse. Il avait avoué ses sentiments pour elle de son propre chef et sans artifices, sans arrière-pensée, sans même croire qu’elle lui parlerait de réciproque. Dire ce que l’on pense et penser ce que l’on dit, indépendamment des conséquences qui ne lui appartenaient pas, qu’il ne pouvait contrôler avec certitude. Malgré tout, il était tombé dans le piège des individus sans morale. Il s’était accroché. Il attendait un retour. Il s’était exposé au danger, au danger de souffrir, mais également à celui de tendre un peu plus vers le bonheur. Un pari risqué.

    Élisa ne se retourna pas. Elle restait immobile, silencieuse. Comme si, à l’extérieur de la pièce, le temps s’était arrêté. Ludovik ne prononça aucun autre mot. Pour la première fois de sa vie, il s’était embarqué dans une situation où le risque était incalculable, où sa stratégie et son intelligence n’avait qu’une valeur artificielle, factice. Prudence. Elle avoua à son tour :

    « C’est moi qui t’ai blessé »

    Ludovik fronça imperceptiblement un sourcil. L’affirmation avait surgit des ombres sans prévenir. Il ne s’attendait pas à une réplique de cette teneur. Il ne s’interrogea que minimalement sur sa véracité, Élisa pourrait lui raconter ce qu’elle voudrait sur les évènements, sa mémoire manquait. Elle se retourna et le rejoint à grandes enjambées. Son expression avait changé, son visage arborait la culpabilité, mais aussi une délicate teinte d’amertume énonciatrice d’une peine encore plus profonde, une de celle qui empoisonne l’âme. Elle lui expliqua les détails de leur combat, de leur fuite et comment il avait été blessé. Le visage de l’homme était resté de marbre. Il l’avait écouté sans l’interrompre. À mesure qu’elle faisait la lumière sur la situation, la mémoire lui revint. Il attendit quelques secondes après qu’elle eut terminé pour répondre :

    « Je me souviens maintenant, il hocha la tête, le regard absent. Lorsque nous sommes arrivés dans la ruelle, je t’ai prise dans mes bras. Je n’avais alors aucune idée de ce qui se passerait ensuite. Pourtant, je l’ai fait. Et toi, tu as fait un choix : celui de nous sauver tous les deux la vie. Rien ne t’aurait empêché à ce moment-là de t’éclipser seule, de me laisser en pâture aux démons et d’en profiter pour t’enfuir. C’était la solution la moins risquée, elle t’aurait mise en sécurité alors que moi, parfait inconnu, j’aurai été fait prisonnier. Tu as choisis de rester fidèle à toi-même et de me sauver la vie. Pour ma part, la sanction de la fuite me convient et je te remercie d’avoir eu l’audace de prendre la décision que je n’aurais pas pu prendre à ta place. »

    Ludovik se tût. Ils restèrent silencieux plusieurs secondes, perdus dans leurs pensées. Le rebelle n’avait rien à reprocher à la femme. Il lui vouait plutôt une infinie reconnaissance. Il était libre. Il osait à peine évaluer les conséquences si le Réseau l’avait capturé. Ludovik n’avait pas peur de la mort, mais doutait que les plans que le Réseau avait pour lui étaient plus sombres. Il s’imaginait réduit à une semi-humanité, à attendre son prochain interrogatoire aux creux d’une cave miteuse avec pour seule compagne sa folie grandissante qui aurait insidieusement rongé l’homme qui l’était. Il avait beau être fort, il aurait fini par admettre tout ce qu’il savait sur la Résistance et la guerre se serait sans doute arrêtée là. Au terme, il aurait imploré ses bourreaux de l’abattre, même de la manière la plus douloureuse et inhumaine qui soit. Cependant, plutôt que de la condamner aux ténèbres, le destin lui avait accordé l’amour. Rien ne serait plus pareil dorénavant, qu’importe si la réciproque était vraie. Une inspiration soudaine le fit comprendre ce qui se passait dans la tête d’Élisa :

    « Je sais pourquoi tu me dis tout ça. Faire taire ta culpabilité n’est pas l’unique raison de cet aveu. Intérieurement, tu espères provoquer ma colère. Tu veux que je te repousse. J’ignore ce qui motive pareille autodestruction, mais ça ne sera pas possible. Je suis tombé amoureux et rien n’y changera et je n’ai pas l’intention de te mentir. Par contre, si c’est réellement ce que tu veux tu n’as qu’un mot à dire et je partirai, par respect, mais je ne t’oublierai pas. Jamais. »


    Il en aurait le cœur brisé, mais sous-classer sa propre souffrance pour permettre aux autres d'alléger la leur était son quotidien. Et ce qu'il était capable de faire pour d'autres il le ferait pour elle des milliers de fois.



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MessageSujet: Re: Clandestin   Lun 5 Nov 2012 - 17:14
Ça y est. elle lui avait tout raconté.
Il allait certainement la voir tel qu'elle était. Il allait voir le démon sous ce jolie visage d'ange. Il allait voir quelle lâche elle faisait. Elle avait utilisé son corps pour amortir sa chute et l'avait traîné comme un sac à patate pendant des heures dans les égouts de Kingstrom.
Personne ne serait jamais attiré par elle. Elle ne serait jamais assez bien. Jamais. Ni pour lui, ni pour personne. On lui avait assez souvent répété pour qu'elle finisse par y croire elle même. Et les années de solitudes lui avaient prouvé.
Finalement, Ludovik ne s'énerva, bien au contraire, il était toujours aussi calme.

« Je me souviens maintenant, il hocha la tête, le regard absent. Lorsque nous sommes arrivés dans la ruelle, je t’ai prise dans mes bras. Je n’avais alors aucune idée de ce qui se passerait ensuite. Pourtant, je l’ai fait. Et toi, tu as fait un choix : celui de nous sauver tous les deux la vie. Rien ne t’aurait empêché à ce moment-là de t’éclipser seule, de me laisser en pâture aux démons et d’en profiter pour t’enfuir. C’était la solution la moins risquée, elle t’aurait mise en sécurité alors que moi, parfait inconnu, j’aurai été fait prisonnier. Tu as choisis de rester fidèle à toi-même et de me sauver la vie. Pour ma part, la sanction de la fuite me convient et je te remercie d’avoir eu l’audace de prendre la décision que je n’aurais pas pu prendre à ta place. »

Il se souvenait de leur fuite, son aveu lui avait fait retrouvé la mémoire, il avait juste suffit de quelques mots. Élisa en était heureuse, cela signifiait que le coup à la tête n'avait laissé aucun dégât au cerveau. Mise à part sa jambe brisée, il était en bon état.
Elle l’écoutait raconté sa version des faits, et découvrit avec surprise qu'ils n'avaient pas du tout vécu la chose de la même façon. Elle n'avait même pas pensé une seconde à le laisser là bas. Elle se souvenait du regard qu'ils s'étaient échangé avant de s'élancer dans la bataille, un peu comme on cèle un accord. Ils s'étaient mis d'accord pour s’entraider jusque dans la mort.
L'aurait-il abandonné si ça avait été lui le démon ?
Non. Il s'était battu avec elle, si il avait été a sa place, il l'aurait sauvé ou il aurait autant essayé qu'elle l'avait fait pour lui . Élisa en était certaine.

Il s'était tu.
«  Non, ne t'arrête pas de parler  » ne put se retenir de penser la démone.
Mon dieu qu'elle aimait le son de sa voix, elle était grave et rassurante. Même blessé comme il l'était, elle débordait d’assurance. Une assurance qui donnait envie à Élisa de se recouvrir de cette chaleur comme d'un manteau, de se rouler en boule et d'y rester à vie.
Ne plus jamais sortir de ce cocon et avoir à affronter le froid.
Elle voulait le supplier de continuer à parler, n'importe quoi, peu lui importait, elle voulait juste se faire bercer par le son de sa voix. Elle avait passé les 4 derniers jours à se demander comment ça se passerai entre eux une fois qu'il se serait réveillé. Elle avait profité du fait qu'il soit endormi pour imaginer comment était sa vie.
Elle s'était permis de le voir comme un robin des bois, un homme au grand cœur qui se battait pour la cause du plus juste, pour les autres. Elle ne pouvait pas s'empêcher de sourire en pensant à l'arc, quelle drôle choix d'arme.
Elle n'avait pas eu à chercher longtemps pour savoir que c'était un combattant, son corps avait des cicatrices pour prouver qu'il passait pas mal de temps sur le champ de bataille. Lorsqu'elle lui avait enlevé ses habits, elle avait été choquée de voir qu'un jeune homme avait autant de marque, c'était loin d'être déplaisant, au contraire, ça avait un côté dur à cuir qui avait fait qu'elle appréciait encore plus son corps musclé.
Elle s'était souvent demandé si il avait une jolie humaine qui prenait soin de ce corps, qui l'attendait chez lui. Une humaine qu'il voulait protéger. Si c'était pour elle qu'il portait son arc. Elle en avait été jalouse ses 4 derniers jours alors qu'elle n'existait même pas.
Élisa avait imaginé des tas de choses pendant qu'elle le soignait mais jamais elle avait pensé qu'il lui révélerait qu'il était tombé amoureux d'elle.
Il ne la connaissait même pas.

Au bout d'un moment, Ludovik reprit la parole, pour le plus grand plaisir de la démone.

« Je sais pourquoi tu me dis tout ça. Faire taire ta culpabilité n’est pas l’unique raison de cet aveu. Intérieurement, tu espères provoquer ma colère. Tu veux que je te repousse. J’ignore ce qui motive pareille autodestruction, mais ça ne sera pas possible. Je suis tombé amoureux et rien n’y changera et je n’ai pas l’intention de te mentir. Par contre, si c’est réellement ce que tu veux tu n’as qu’un mot à dire et je partirai, par respect, mais je ne t’oublierai pas. Jamais. »

Les mots qu'il venait de lui avouer avait fait qu'un tour dans son esprit.
Il ne l’oublierait jamais, il était sincèrement amoureux d'elle . Elle avait rêvé qu'on lui dise de tel mot toute sa vie. Depuis toujours elle les attendait.
Elle avait réagit de suite, elle s'était penché vers lui et avait posé ses lèvres sur les siennes. Elles étaient si douce et humide qu'elle se permit de faire durer le contact. Elle avait glissé sa main gauche dans la nuque du jeune homme pendant que le baisé se prolongé, et faisait aller et venir ses doigts dans ses cheveux et sur sa peau chaude. Il était si fort et si délicat à la fois.
Finalement, Élisa recula et coupa le lien qui les unissait. La démone regarda Ludovik droit dans les yeux et lui murmura

« Un jour tu réaliseras que tu es tombé amoureux d'un monstre. Et ce jour là, tu me briseras. »
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MessageSujet: Re: Clandestin   Dim 18 Nov 2012 - 14:06
    Ludovik était subjugué par la douceur de ce contact, par son caractère inusité, mais infiniment désirable. Il ne ressentait plus aucune douleur désormais, il avait suffi d’un baisé pour exorciser son corps. Le plaisir était plus que physique, même si rien ne manquait de ce côté-là. Il y avait dans la délicatesse de ce geste une dimension salvatrice qui chassait l’incertitude et la crainte quotidienne pour la remplacer par quelque chose d’autre, quelque chose de mieux : l’amour, sans doute.

    Le rebelle ne saurait jamais combien de temps c’était passé, cette fois. S’il était resté inconscient pendant quatre jours, il pouvait bien être resté dans les bras d’Élisa des semaines, des années. Peut-être qu’à l’extérieur la guerre s’était terminée et que des jours meilleurs les attendaient ? Des jours où ils pourraient s’aimer dans l’harmonie, plutôt que dans la peur ? Le contact s’acheva et Ludovik comprit que, même si rien ne serait plus jamais comme avant, rien n’avait changé dehors. Cependant, une foi renouvelée l’habitait, tous deux méritaient ces jours-là et l’homme remuerait ciel et terre – au sens propre du terme s’il le fallait – pour que cette paix réconfortante se réalise.

    « Un jour tu réaliseras que tu es tombé amoureux d'un monstre. Et ce jour-là, tu me briseras. »


    L’amertume de cette déclaration l’atteint – ironiquement – comme une flèche droit au cœur. Un moment de silence passa. Elle n’avait pas besoin de croire en l’avenir radieux qu’il s’imaginait. Ludovik était suffisamment idéaliste pour croire pour eux deux. Aussi, sa réponse fut teintée de cette même amertume, caractère incongru de leur relation :

    « Je serai probablement déjà vieux, mort et enterré. »

    Il lui adressa un sourire candide, moqueur. C’était un autre avantage d’une vie éphémère. Les choses passaient à une vitesse folle, l’amour elle-même n’était qu’une étincelle évanescente qu’il fallait savoir apprécier avant que la mort n’y mettre un terme. Ludovik ne put s’empêcher de penser qu’un jour, la nature l’obligerait à abandonner Élisa à la cruauté du monde. Combien de guerres avaient hanté son passé ? Combien en vivrait-elle encore ? Finalement, il vint à la conclusion que l’immortalité était un supplice plutôt que la marque du divin. S’était comme immoler un corps sous la flamme faible d’une bougie. Il y avait toujours cette douleur qui nous rongeait lentement et qui, avant qu’on n’ait pu s’en rendre compte nous avait consumé, ne laissant derrière elle que les cendres d’une existence triste et misérable. À s’entendre penser, il avait presque hâte de mourir. Presque.

    Cependant, comme il le ferait désormais dans ces moments d’égarement, il retrouva les lèvres d’Élisa et tout redevint qu’harmonie, que paix, un état de plénitude aux frontières du réel. Il l’agrippa par la taille et la serra contre lui. Très vite, il se rendit compte de son erreur :

    « Ah ! Mes côtes ! Mes côtes ! »

    Une terrible douleur le paralysa quelques secondes. Son instinct avait été plus fort que la raison et voilà qu’on lui faisait douloureusement regretter. Il prit plusieurs minutes à reprendre son souffle et retrouver un semblant de contenance. Une fois la souffrance atténuée, il éclata de rire.

    « Je crains que l’on va devoir s’aimer d’un peu plus loin pour les prochains jours. Mais là, tout de suite, je crois que je vais avoir besoin d’un autre baiser. Comprenez, c’est que j’ai mal docteure Vault. »

    Ludovik termina sa phrase d’un nouveau sourire moqueur, une étincelle de lumière dans les ténèbres de Kingstorm. Pour lui, s’était un doigt d’honneur à la domination du Réseau, l’affirmation irrépressible de sa liberté, telle une voix qui s’élevait d’une masse silencieuse et qui proclamait :

    « Nous pouvons être heureux, malgré tout le reste »







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